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Parlement francophone des jeunes : Une institution clé pour la rencontre des jeunes francophones
Parlement francophone des jeunes : Une institution clé pour la rencontre des jeunes francophones
Parlement francophone des jeunes : Une institution clé pour la rencontre des jeunes francophones

Parlement francophone des jeunes : Une institution clé pour la rencontre des jeunes francophones

Le Parlement Francophone des Jeunes (PFJ) est une entité de l’Assemblée Parlementaire Francophone (APF), qui elle-même est une entité de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Fondé en 1999 lors du sommet de Moncton, au Canada, ce parlement des jeunes francophones incarne une véritable occasion de créer des liens entre les jeunes de la francophonie. Ce véritable espace de débat et de prise de position en faveur des jeunes permet à la jeunesse francophone de se faire entendre et de participer activement à la construction du futur de la Francophonie. L’organe se réunit de manière séquentielle. Et lors de chaque édition, des jeunes issus de presque tous les horizons constituant le monde francophone se réunissent pour discuter de problématiques contemporaines qui affectent la jeunesse mondiale telles que : la précarité, le manque de foi en la démocratie caractérisé par un nombre très élevé de jeunes abstentionnistes lors des joutes électorales, le manque d’engagement civique, la lutte contre les inégalités, les sujets liés au dérèglement climatique et même l’impact des réseaux sociaux sur leur jeunesse. À noter que, bien que les décisions prises lors de ces rencontres n’aient pas de statut contraignant, elles restent et demeurent des puissants outils descriptifs de la volonté réelle et des besoins des jeunes au sein de l’espace francophone, avec pour but aussi de faciliter au mieux les actions des dirigeants.

Sommaire

Haïti
Haïti
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L’unité francophone

Selon ce que nous a confié l’un des deux porte-parole du PFJ, M. Corentin Melchior, représentant de la Belgique au sein de cette institution, ce Parlement Francophone des Jeunes se réunit tous les deux ans pour une assemblée générale réunissant des jeunes venus des quatre coins du monde francophone. Par exemple, lors de la 10e édition de ce parlement en 2024, pas moins de 80 jeunes en provenance de plus de 40 pays ou sections ont pris part aux débats et ont élaboré des résolutions concrètes sur des questions cruciales. Ce qui, certes, ne représente pas la moitié des membres de l’OIF, mais constitue tout de même la plus grande rencontre des jeunes francophones pour cette année-là. Parmi les résolutions prises, selon les données recueillies par le biais de M. Melchior, on retrouve une sur la lutte contre la précarité de la jeunesse, l’encadrement des influenceurs sur les réseaux sociaux, l’encouragement de l’engagement civique des jeunes dans la réalité, et la promotion de la langue française à travers l’éducation et la culture.

L’OIF, tout un monde

L’OIF, qui regroupe aujourd’hui 88 États et gouvernements à travers le monde, est l’une des plus grandes organisations internationales, la deuxième même en termes de nombre de pays adhérents après l’ONU et bien devant le Commonwealth. Faire la promotion de la langue française et des valeurs qui lui sont associées afin d’accroître son influence à travers le reste du monde demeure sa première mission. Si son objectif principal est de faire la promotion de la langue et de la culture francophones à travers le monde, l’OIF s’engage tout aussi bien pour le développement durable, la démocratie et l’accès à l’éducation pour tous. Et pour que cette vision globale soit réellement inclusive, il faut impérativement qu’il ait un lien plus étroit entre l’OIF et la jeunesse francophone, notamment avec ceux issus des pays qui sont en grande difficulté comme le Liban et Haïti, nous a confié M. Melchior.

Haïti
Haïti
Haïti

La jeunesse haïtienne et la francophonie

Dans le vaste réseau mondial de la francophonie, Haïti, malgré sa position de pilier francophone en Amérique, demeure souvent marginalisé dans les discussions internationales sur l’avenir de la langue et de la culture françaises. Pourtant, l’île n’est-elle pas l’un des deux plus grands bastions francophones de son hémisphère à côté du Québec ? Et si l’on y ajoute le fait qu’Haïti est le seul pays francophone au sein de la CARICOM (Marché commun de la Communauté des Caraïbes), il est clair que l’importance d’Haïti dans le monde francophone est indéniable. Il est donc crucial que la jeunesse haïtienne soit mieux intégrée dans les discussions globales de la francophonie, et l’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir réside dans le renforcement des liens entre l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et les jeunes haïtiens.

En effet, si l’OIF a intérêt à se donner les moyens pour atteindre toutes ses branches, tenant compte du fait qu’Haïti est une branche bien vivante de la francophonie, la jeunesse haïtienne a encore plus à gagner en valorisant son identité francophone. Et quand la francophonie ne valorise pas assez Haïti, assurément elle passe à côté d’un précieux avantage qu’un pays doté d’une population aussi jeune aurait pu lui apporter dans sa noble mission qui est de promouvoir la langue française et la démocratie. En somme, tout accord majeur entre le PFJ et les jeunes haïtiens serait bénéfique pour la francophonie dans son ensemble.

En effet, la jeunesse haïtienne et celle issue des pays du Sud, et membres de l’OIF, ont intérêt à s’informer sur le fonctionnement de la francophonie et PFJ pourrait bien aider en ce sens. Et pour la jeunesse haïtienne, connaître l’existence d’initiatives comme celle du PFJ est une occasion en or de faire entendre sa voix au sein de la grande communauté mondiale en passant par ce canal. Mais plus encore, il s’agit d’un espace où les jeunes haïtiens peuvent échanger avec leurs pairs des autres pays francophones et bâtir ensemble des solutions face aux défis mondiaux, qui surpassent toutes les frontières.

Le besoin d’un renforcement des liens entre Haïti et l’OIF, et par extension, entre les jeunes haïtiens et le PFJ, est aujourd’hui plus urgent que jamais. L’accès à l’information, le soutien technologique, ou encore la formation et la mobilité sont autant de points sur lesquels il est urgent de travailler pour permettre aux jeunes haïtiens de pleinement participer à ces dialogues internationaux.

En effet, à une époque où les défis mondiaux se multiplient, il devient impératif que la jeunesse se rassemble pour les affronter ensemble. La jeunesse francophone, bien que diverse, partage des problématiques communes : inégalités sociales, précarité de l’emploi, changement climatique, etc. Dans ce cadre, les jeunes haïtiens doivent se joindre à leurs homologues d’autres pays pour peser de tout leur poids dans les discussions qui façonneront l’avenir d’Haïti. Ainsi, le Parlement Francophone des Jeunes se révèle être une occasion unique pour la jeunesse haïtienne et celle des autres membres de l’OIF, de se faire entendre et de contribuer activement à l’élargissement de la Francophonie.

En renforçant les liens entre Haïti, l’Afrique et l’OIF à travers ses jeunes, l’OIF investit dans son avenir, dans l’accroissement réel de son influence de demain, et cela permettrait à la voix de la jeunesse haïtienne de résonner de manière plus forte sur la scène internationale.

En somme, la bonne marche du PFJ, et les opportunités qu’il offre, devraient être une priorité pour les instances dirigeantes de l’OIF car il offre des perspectives de rencontres pouvant faciliter l’union des forces juvéniles francophones, et ainsi garantir un avenir plus solidaire et plus équitable pour les jeunes de toute la Francophonie.

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À propos de l'auteur
Moise Francois
Moise Francois
Moise Francois

Journaliste rédacteur, poète et apprenti juriste.

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Corentin Melchior

Superbe article ! Très heureux d'avoir pu apporter ma pierre à l'édifice en tant que co porte-parole du Parlement Francophone des Jeunes. Plus que jamais, nous devons travailler de concert avec Haïti afin d'avoir une jeunesse francophone active et représentative !

February 07, 2025 - 02:23:10 PM
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Publié récemment

Guédés : Quand Haïti célèbre ses ancêtres avec couleur et ferveur

Chaque 1er et 2 novembre, Haïti s’anime sous les couleurs noir et violet pour célébrer les Guédés, des esprits vénérés dans la religion vaudou, symboles d’un lien puissant entre les vivants et les morts. Fascinants, indomptables et provocateurs, les Guédés forment une véritable famille dans le panthéon du vaudou haïtien, où ils sont respectés pour leur rôle de guides spirituels des défunts vers l’au-delà. Dirigés par des figures emblématiques comme le légendaire Baron Samedi et sa compagne Grann Brigitte, les Guédés incarnent les paradoxes de la vie et de la mort. Chaque Baron a une personnalité singulière : Baron Cimetière, Baron Kriminel, et Baron La Croix sont les gardiens des âmes qui errent aux frontières du monde des morts. Ensemble, ils forment une présence puissante et quelque peu effrayante, mais profondément ancrée dans la culture haïtienne. Les Guédés ne sont pas comme les autres esprits du vaudou ; ils manifestent leur intrépidité d’une manière spectaculaire. Habitués à la mort, ils n’ont peur de rien et se montrent provocants : ils mangent du verre, des piments crus, enduisent leurs parties sensibles de rhum et de piment. Ces gestes marquent leur indifférence au danger et rappellent qu’ils ont déjà connu la vie terrestre. Ils sont ainsi des psychopompes – ces êtres qui mènent les âmes des morts – et agissent comme des ponts entre le monde des vivants et celui des morts. Certains Guédés, comme Guédé Nibo, arborent des habits aux couleurs noir, mauve et blanc, chacun possédant des caractéristiques uniques. Ils sont nombreux et variés : Guédé Fouillé, Guédé Loraj, Papa Guédé, et bien d’autres. Ce sont ces esprits qui, chaque année, rappellent aux Haïtiens l’importance de se souvenir des disparus et de les honorer. Le culte des Guédés n’est pas seulement religieux ; il est aussi culturel et historique. Selon la tradition, leur territoire spirituel, ou « Fètomè » – surnommé le « Pays sans Chapeau » – est un lieu où résideraient les âmes des ancêtres. D’après les récits, les origines de ce culte remontent au plateau d’Abomey, ancienne capitale du royaume du Dahomey, en Afrique, où la mort et la vie coexistent dans une forme de symbiose. Cette célébration en Haïti trouve même des échos dans l’histoire ancienne. Les Romains honoraient aussi leurs morts avec la « Fête des Lémuria », qui se déroulait en février, pour conjurer les esprits et rétablir la paix entre le monde des vivants et celui des défunts. Pour les Haïtiens, honorer les Guédés, c’est accepter la mort comme une partie de la vie et célébrer les liens invisibles qui nous unissent à ceux qui nous ont quittés. C’est aussi une manière de résister, car la vie, malgré ses défis, doit être célébrée dans toute sa complexité et sa profondeur.

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Haïti / Fort Saint-Joseph : Vestige Historique de la Résistance

Situé dans la baie du Cap-Haitien, le Fort Saint-Joseph se dresse tel un gardien silencieux de l’histoire tumultueuse de Haïti. Construit en deux étapes, en 1748 et 1774, cet ouvrage défensif était autrefois un élément crucial du dispositif de protection de la ville contre les assauts coloniaux français. Aux côtés d’autres forts tels que Picolet et Magny, il avait pour mission de contrôler les passages maritimes et de défendre la souveraineté haïtienne. Cependant, son histoire ne se limite pas à sa fonction défensive. En 1802, alors sous le contrôle du Général Henry Christophe, le fort devient le théâtre d’un acte de résistance héroïque. Face à l’armée expéditionnaire française, Christophe ordonne la destruction de la poudrière et de la porte d’entrée du fort, le rendant ainsi temporairement inutilisable. Ce geste courageux, bien que tactique, a laissé des cicatrices indélébiles sur la structure même du fort, témoignant des affrontements acharnés entre les forces coloniales françaises et les résistants haïtiens. Ces marques historiques, aujourd’hui encore visibles, offrent une fenêtre sur le passé tumultueux du pays. Elles permettent aux visiteurs et aux historiens d’interpréter les luttes acharnées qui ont forgé l’identité haïtienne. Le Fort Saint-Joseph, en tant que témoin de la résistance et de la lutte pour la liberté, incarne l’esprit indomptable du peuple haïtien. Reconnaissant son importance historique, le gouvernement haïtien a officiellement classé le Fort Saint-Joseph comme patrimoine national en 1995. Cette reconnaissance a ouvert la voie à des efforts de restauration visant à préserver ce précieux vestige du patrimoine militaire haïtien. Grâce à une collaboration entre le secteur public et des financements privés locaux, le fort a été récemment restauré et mis en valeur. Ainsi, le Fort Saint-Joseph demeure bien plus qu’une simple structure en pierre. C’est un symbole vivant de la résilience et de la détermination du peuple haïtien, rappelant à tous les visiteurs que l’histoire de Haïti est profondément ancrée dans la lutte pour la liberté et la dignité humaine. Pour découvrir virtuellement ce joyau de l’histoire haïtienne, vous pouvez visiter le lien suivant : https://haitiwonderland.com/haiti-virtual-reality-ht/monuments-historique/haiti--fort-saint-joseph--visite-virtuelle/11

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Le mardi 17 février 2026, l’Église Rendez-Vous Christ (RVC), dirigée par le Dr Julio Volcy, a rassemblé plusieurs centaines de jeunes haïtiens dans ses locaux à Delmas 75 pour une conférence placée sous le thème « Menm Ou Menm Tou ». L’événement a offert aux participants une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et d’écouter des interventions motivantes centrées sur le développement personnel et l’engagement citoyen. Des messages forts pour la jeunesse Lors de sa première intervention, intitulée « Jenès la ou kapab », le Dr Julio Volcy a exhorté les jeunes à croire en leur potentiel et à rejeter toute forme de fatalisme. Il a particulièrement insisté sur l’importance de changer de mentalité : « Nous ne pouvons pas résoudre un problème avec la mentalité qui l’a créé. » Il a encouragé la jeunesse à adopter une nouvelle manière de penser, fondée sur la discipline, l’excellence et la responsabilité. Le révérend a également rappelé que la jeunesse haïtienne représente près de 70 % de la population du pays, et qu’un engagement structuré de seulement 4 % d’entre eux pourrait modifier significativement la trajectoire nationale. Sa seconde intervention, « Jenès la ak responsablite l », a souligné le lien indissociable entre potentiel et responsabilité. Le Dr Volcy a invité les jeunes à devenir des acteurs de transformation dans leurs communautés, à investir dans leur formation et à développer un leadership intègre. Appel à un engagement fort et à la spiritualité

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Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

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Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

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Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.

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